
Je suis là, et je vais bien. Je ne vous ai pas oublié. Les aléas de la route ont fait que j’ai pris du retard, et surtout que j’ai oublié le chargeur de mon mac, épuisant ma batterie sans me rendre compte de cet affreux oubli à 89€ (diantre).
Je suis désormais à Riga, à quelques encablures de la fin de la l’aventure, et il va falloir que je vous raconte ce qu’il s’est passé ces derniers jours. Je vous ai laissé en Lettonie, mais j’ai depuis traversé une frontière pour faire une étape à Klaipéda, en Lituanie.
Ville portuaire d’environ 190 000 habitants, qui a longtemps été sujet de bagarre entre teutons et le Royaume de Lituanie. Jusqu’à la première guerre mondiale, la ville était allemande et était mieux connu sous le nom de Memel.

Dans l’entre deux guerres, Memel était supposé être sous protectorat français. Mais vous connaissez l’histoire… Allemands, Russes, re-Allemands, re-Russes… et indépendance. Tout ça n’a pas empêché l’essor du port de Klaipéda, puisqu’il s’agit aujourd’hui de la première ville portuaire du pays.
Trêve d’Histoire chiante. J’ai eu le loisir de me perdre dans le centre ville et de flâner un peu partout. Et tout comme Liepaja, Klaipeda c’est mignon.
Des rues pavées, des jolies boutiques, une promenade le long de mer tout à fait pittoresque, de beaux restaurants attrapes-touristes, tout ce qu’il faut pour plaire.

J’y ai surtout vu un bateau de 300 mètres de long (visible sur la première photo de l’article), et je dois dire que même si je ne demeure absolument pas fan du principe des croisières, c’est tout de même impressionnant.
Et je me suis aussi et surtout frotté à la bouffe lituanienne. Vous vous demandez sans doute, un sourcil relevé, ce que ce petit patelin de moins de 3 millions d’habitants peut elle apporter culinairement parlant ?
Et bien de belles choses. Je me suis arrêté au restaurant Katpédélé, qui se situe sur la promenade en bord de fleuve. La particularité de ces restaurants (emploi du pluriel parce qu’on les retrouve dans tout le pays), c’est de proposer des plats lituaniens qui représentent chacune des époques que le pays a traversé. Les recettes sont donc plus ou moins riches, et je me suis jeté sur le steak de saumon tant sa recette avait l’air chouettos.

Le dessert fut très simple : deux « gaufres » roulées en un espèce de fagot, et accompagné de lait concentré. Dessert parait il très répandu durant la sombre période soviétique, et pourtant très bon.
Je n’en ajouterais pas beaucoup plus sur Klaipéda, si ce n’est que j’aurais pu, et sans doute dû, aller visiter l’isthme de Courlande qui se trouve littéralement juste en face de la ville, à peine 30 minutes de traversée en bateau. C’est une bande de terre de 3.5kms de large sur 98kms de long, partagée avec la Russie et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco grâce à sa biodiversité assez unique. L’isthme propose par exemple parmi les plus hautes dunes de sable d’Europe (avec le Pilat) et une faune assez inattendue. Mais je me suis mal organisé et j’ai passé la journée du vendredi dans l’hésitation totale, puisqu’il a plu une majeure partie de la journée et que je n’ai pas voulu m’engager hors de l’auberge.
Mais pour sûr, cela m’a donné envie de revenir pour découvrir cette pièce unique de paysage. Un mot quand même sur l’auberge. J’ai séjourné dans un « surf camp », basiquement une auberge de jeunesse associée à une école de surf, située à Palanga. Palanga est une ville balnéaire de plus en plus prisée par les locaux, puisqu’elle offre notamment des conditions de surf très bonnes. Là aussi, j’y ai pensé mais j’ai été refroidi par la pluie. Pas de rencontre ici puisque j’ai été tout seul dans une auberge pour huit durant ces deux jours.
Le vendredi m’a donc permis de recharger les batteries, avant d’attaquer Riga, la dernière étape du périple. Dont je vous parlerai demain, et j’en ai pas mal à vous dire.




















































